Au niveau mondial, seule une minorité des réfugiés a la possibilité d’être intégrée dans les pays d’accueil ou a recours à la possibilité d’une réinstallation. De nombreux réfugiés n’ont pas de souhait plus ardent que de rentrer dans leur pays.
Conditions
La principale condition d’un retour dans le pays d’origine est que les personnes concernées soient bien informées et prennent cette importante décision volontairement. Le HCR favorise et soutient le retour volontaire : il est particulièrement important de fournir des informations actuelles sur la situation dans le pays de provenance et dans les régions concernées, ainsi que d’offrir des conseils juridique aux rapatriés. Le HCR organise aussi, avant tout pour les réfugiés qui ont fui vers les régions voisines, des visites dites « go-and-see », dans le cadre desquelles les réfugiés ont la possibilité de se faire sur place une idée de la situation dans leur pays.
Des programmes de grande ampleur au retour individuel
Au fil des années, le HCR a organisé et financé de nombreux projets de rapatriement, à l’aide desquels plusieurs millions de réfugiés ont pu retourner dans leur pays. En ce qui concerne l’Afghanistan, près de 5,5 millions de réfugiés sont rentrés depuis 2002 avec le soutien du HCR. Mais les bureaux de coordination du HCR dans les différents pays soutiennent aussi des programmes de rapatriement à petite échelle des retours individuels de réfugiés et de déplacés internes. Dans certains pays, les bureaux du HCR soutiennent et surveillent aussi la réintégration des rapatriés, afin de s’assurer que leur vie dans leur ancienne patrie soit réellement possible à long terme.