« La fuite et l’expulsion de populations comptent parmi les défis internationaux de notre temps. » (António Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés)
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (United Nations High Commissioner for Refugees, UNHCR) est responsable de la protection et du soutien des réfugiés dans le monde entier. Le HCR a été fondé le 14 décembre 1950 par l’assemblée générale des Nations Unies, à New York, afin de venir en aide aux réfugiés à la suite de la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd’hui, ce sont près de 43,7 millions de personnes qui fuient leur pays à l’échelle mondiale, dont les deux tiers sont pris en charge par le HCR à des fins de protection. Le HCR vient toutefois en aide non seulement aux réfugiés mais également, à l’échelle mondiale, aux demandeurs d’asile, aux personnes de retour dans leur pays et, pour une part importante de quelque 27 millions, aux personnes déplacées. En outre, l’organisation a pour mission de protéger les apatrides n’ayant pas le statut de réfugié et de limiter les cas d’apatridie.
En 1954, le HCR, qui n’est encore qu’une jeune organisation, reçoit le prix Nobel de la paix pour son rôle de précurseur en faveur des réfugiés européens. A l’époque, son mandat vient d’être prolongé jusqu’à la fin des années cinquante.
Plus d’un quart de siècle plus tard, en 1981, le HCR reçoit à nouveau le prix Nobel de la paix, cette fois-ci en récompense du soutien mondial apporté aux réfugiés, en faisant à juste titre mention des obstacles politiques auxquels l’organisation doit faire face. Alors que le HCR comptait uniquement 34 collaborateurs lors de sa création, son effectif est aujourd’hui de 7190 employés au niveau national et international, dont 702 collaborateurs travaillant au siège à Genève. Plus de 80 pour cent des collaborateurs du HCR sont toutefois employés hors de Genève, dans 123 pays différents au total, la plupart du temps dans des zones en guerre ou des régions en crise.